Écriture

Les bienfaits psychologiques de l’écriture

20/04/2020

Écrire aide à se sentir mieux : c’est prouvé scientifiquement, mais aussi testé et approuvé par moi-même 😊

La plupart de mes états d’âme se sont apaisés depuis que j’écris des romans. Aujourd’hui, je me sens plus sereine que quand j’avais vingt ans, et je pense que l’écriture y est pour beaucoup. En le réalisant, j’ai eu envie de creuser ce sujet avec vous. Sur lesquels de nos maux peut agir l’écriture, et de quelle manière ? Bien entendu je vous propose une vision non exhaustive du sujet, n’hésitez pas à l’enrichir de votre point de vue.

Dans cet article il va être question de sensation d’accomplissement, d’imagination débordante et de dragons ^^

1. Écrire un roman pour prendre confiance en soi

Le manque d’estime de soi peut parfois nous miner de manière insidieuse. Il va souvent de pair avec l’impression que notre vie manque de sens et de stimulation.

Alors si vous sentez que vous stagnez et éprouvez le besoin de vous accomplir sur le plan personnel, c’est le moment de vous lancer dans un projet enthousiasmant !

Choisissez-le en fonction de ce que vous avez profondément envie de faire, car un projet d’ampleur demande de la motivation pour durer sur le long terme. Si vous lisez cet article, c’est sûrement parce que le rêve qui dort dans un coin de votre tête est celui d’écrire un livre 😉

Écrire un roman de A à Z va vous challenger, vous pousser à aller plus loin, vous étonner sur vos propres capacités. Sans même parler de publication, réussir à bâtir une histoire de bout en bout est un défi qui demande de la persévérance, mais apporte un incroyable sentiment d’accomplissement quand on parvient à poser le point final. Vous serez fier d’avoir réalisé ce qui vous semblait impossible !

L’écriture est jalonnée de moments exaltants, mais aussi, parfois, de doutes, auxquels il faut résister pour mener le projet à terme. Parvenir à boucler un roman, c’est découvrir des ressources insoupçonnées en soi. On se rend compte qu’on est capable de s’accrocher malgré les épreuves. C’est une leçon de vie qui nous montre que nous pouvons faire preuve de détermination : rien de tel pour reprendre confiance en soi.

Si vous rêvez d’écrire mais que vous ne savez comment concrétiser ce projet, n’hésitez pas à lire mon article : Écrire un roman, passer du rêve à l’action

2. Écrire pour canaliser son imagination débordante

Vous avez l’impression de trop réfléchir ? Il vous semble que, parfois, vos pensées ne vous laissent aucun répit ? Les ruminations mentales vous sont familières, et votre imagination bouillonnante a tendance à vous faire anticiper tout un tas événements négatifs … qui n’auront probablement jamais lieu. Posséder une grande énergie mentale est une force qui peut pourtant mener à l’anxiété si elle n’est pas utilisée à bon escient.

Comment l’écriture peut vous aider ?

Canalisez votre énergie mentale pour en faire un atout ! Donnez du grain à moudre à votre cerveau hyperactif en mettant en place un projet d’écriture. Bâtir un roman est une activité intense et prenante qui utilisera vos ressources mentales de manière constructive.

Illustration Whooli Chen

À la clé, des pensées canalisées et un mental apaisé.

C’est le moyen idéal de vous libérer des idées négatives tout en stimulant votre intellect et votre imagination, qui ne demandent que ça. De transformer le plomb en or, en somme 😊

3. Écrire pour se libérer de ses peurs et traumatismes

L’écriture expressive est considérée comme une forme de thérapie à part entière. Plusieurs études ont en effet prouvé que cette pratique, qui consiste à écrire chaque jour ce que l’on ressent de négatif, permet d’extérioriser ses émotions, et de prendre du recul vis-à-vis d’elles.

En résulte une réduction du stress et de la dépression, ainsi qu’une amélioration de la concentration et du sommeil. Libératrice, résiliente, méditative … les bienfaits de l’écriture expressive sur notre état psychique ne sont plus à prouver.

Mais qu’en est-il de l’écriture de fiction ?

Elle peut être tout aussi réparatrice. En témoignent ceux qui ont vécu un traumatisme qu’ils racontent, de manière plus ou moins déguisée, dans leurs romans. Écrire devient alors un exutoire, un exercice libérateur qui permet de se délester d’un poids.

Mais il n’est pas nécessaire d’avoir vécu un choc pour profiter de l’effet réparateur de l’écriture. Nous avons tous une part d’ombre, des doutes et des peurs … autant de problématiques intimes que nous pouvons projeter dans celles de nos personnages.

Et cela s’applique aussi aux histoires ayant pour cadre une réalité différente de la nôtre. Car ce qui rend la fantasy ou la science-fiction captivantes, c’est surtout l’expérience humaine, c’est à dire ce que les personnages vont vivre dans ce cadre hors du commun : ce qu’ils vont ressentir, partager et la manière dont ils vont évoluer.

Se projeter dans une réalité différente est parfois la meilleure alternative pour mettre en scène ses propres démons. Car comme le dit Neil Gaiman :

« Si les contes de fées sont plus vrais que vrais, ce n’est pas parce qu’ils disent que les dragons existent, mais parce qu’ils disent que les dragons peuvent être vaincus ».

Illustration Stefan Koidl

4. Écrire un roman pour apprendre à mieux se connaître

Écrire, c’est se connecter à sa vie intérieure, trop souvent délaissée dans le tourbillon de nos quotidiens modernes. Et parfois, quand on écrit un roman, on exprime des failles dont on n’avait pas conscience. Il arrive que nos mécanismes psychologiques entravent notre équilibre sans que nous les ayons clairement identifiés … et que nous en prenions conscience au moment de la relecture de nos récits.

Dans son livre Écriture, Mémoires d’un métier, Stephen King raconte que ses premiers jets sont des élans bruts, et que les différentes phases de réécriture qui suivent lui permettent d’identifier les thèmes qui l’habitent, en tant qu’auteur et donc en tant qu’homme. Un moyen d’apprendre à se connaître en profondeur.

L’écriture permet ainsi de faire le point sur ce qui nous travaille, et de prendre du recul afin de trouver les ressources pour y faire face. Mettre des mots sur ses blessures est un premier pas nécessaire pour les apaiser, identifier ses démons le meilleur moyen de les apprivoiser.

En écrivant, on se découvre aussi des richesses insoupçonnées. Comme le disait Rutger Kopland : « Écrire, c’est trouver ce qui vit en soi ». Écrivons donc pour mettre en lumière notre monde intérieur, mais aussi pour le cultiver. Car écrire régulièrement habitue le cerveau à trouver des nouvelles idées, le réflexe créatif se dérouille et on devient plus créatif dans toutes les facettes de notre vie.

Illustration Cloudy Thurstag

Écrire c’est se recentrer sur soi, sur son jardin secret, pour y faire jaillir des fleurs et des dragons qui sont autant d’expressions de ce que nous sommes au plus profond … afin de pouvoir se rouvrir au monde apaisé et plus fort.

À lire aussi : Les conseils d’écriture les plus inspirants de J.K. Rowling

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2 Commentaires

  • Répondre Elena le 19/05/2020 à 20 h 02 min

    Merci pour cet article très intéressant !

    • Répondre Charlotte le 20/05/2020 à 8 h 37 min

      De rien, contente que mon article t’ai plu 😘 !

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