Lecture : La petite fille qui aimait Tom Gordon

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Une fillette se perd dans les bois … Un postulat très simple qui fait pourtant toute l’intrigue d’un roman de Stephen King : La petite fille qui aimait Tom Gordon. Encore une fois, l’auteur nous prouve qu’il peut rendre palpitant n’importe quel thème !

Trisha a neuf ans lorsqu’elle s’éloigne du sentier durant une ballade en forêt. Elle tente d’abord de le rejoindre : après tout, il se trouve à dix pas à peine. Mais, étrangement, le chemin semble la fuir et plus elle marche, plus elle s’enfonce dans la forêt … Bientôt viendront la nuit, la faim, et la mystérieuse « chose » qui rode derrière les arbres quand elle dort. Heureusement, il lui reste son walkman, grâce auquel elle peut suivre les exploits de son idole, Tom Gordon, le joueur de base-ball. Le seul à pouvoir la sauver …

J’ai aimé :

– Le suspens. J’ai été happée par ce récit du début à la fin, malgré le fait que Trisha soit seule en forêt quasiment tout au long du roman. Le talent de Stephen King parvient à nous faire vivre chaque seconde avec Trisha comme si notre propre vie était en jeu.

– Trisha est un personnage attachant. À la fois enjouée, courageuse et débrouillarde, la personnalité de cette petite fille apporte une touche de fraîcheur et d’humour au récit.

– L’écriture est vivante. On croirait vraiment lire les pensées de la fillette, façon monologue intérieur. Le texte est truffé d’images parlantes, d’expressions enfantines, d’anecdotes sur la vie de Trisha. Les détails de sa survie en forêt (les plantes qu’elle mange par exemple) sont très précis. Tout cela rend le roman crédible et le personnage palpable.

– J’ai aimé la façon dont l’imagination de Trisha projette l’image de Tom Gordon pour la guider, l’aider à ne pas flancher et à prendre les bonnes décisions.

– Comme souvent, Stephen King flirte entre la réalité et l’imagination, le surnaturel et la folie du personnage (on comprend que Trisha puisse débloquer un chouïa, perdue seule en forêt pendant des jours). La « chose » sort-elle de son imagination, ou est-elle réellement cachée dans les bois, à l’épier ?

– Je crois qu’il s’agit du Stephen King le plus soft que j’ai pu lire jusque-là. Bien sûr, l’ambiance est angoissante, mais moins terrifiante que celle de ses autres livres.

J’ai moins aimé :

– Au bout d’un moment, j’ai trouvé les apparitions de la « chose » un peu répétitives : elle s’approche de Trisha, hésite, s’éloigne avant que la fillette puisse la voir clairement, repart pour revenir ensuite …

– C’est un détail, mais je n’accroche pas aux couvertures des éditions « poche » françaises de Stephen King (la typo agressive surtout).

Bref, un livre que j’ai beaucoup apprécié et que je vous recommande si vous aimez le suspens :)

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À bientôt !

4 commentaires

  1. Rachel le

    Ce livre, CE LIVRE… Incontestablement mon Stephen King préféré, je dirais même que c’est mon standalone préféré tout court. C’est super de voir une review de celui-là sur ton blog 😀

    Tous tes points sont pertinents, surtout en ce qui concerne le personnage de Trisha, l’écriture et la frontière de plus en plus floue entre réalité, imagination et folie. Il y a des gens qui se sont ennuyés avec ce roman ; à titre personnel, c’est celui qui m’a le plus diverti lorsque je lisais le soir en montagne (dans l’ambiance itout).

    • Charlotte le

      Hihi en effet le lire en montagne ça doit être encore mieux ! C’est aussi l’un de mes Stephen King préférés :)

  2. lacavernedhaifa le

    J’ai peu lu dans ma vie de Stephen King mais il faut que j’y remédie. Celui-ci sera peut être le prochain. Et je suis d’accord avec toi les couvertures des formats poche ne donnent pas trop envie 😉

    • Charlotte le

      Oui c’est dommage surtout que les grands formats sont souvent pas mal ^^