Aujourd’hui je réponds à la question de Marie Hélène, qui m’a demandé par mail :
« Bonjour, vos conseils sont sympas et je vous en remercie. Mais le plus difficile est de savoir comment on s’y prend pour publier ! J’ai plusieurs romans en attente et j’ai vraiment du mal à sauter le pas vers la publication. Pouvez-vous donner la marche à suivre dans ce domaine ? »
C’est une question qu’on rencontre souvent, et pour cause : le milieu de l’édition est opaque et nous sommes nombreux à en chercher le mode d’emploi. Raison de plus pour consacrer un article au sujet !
Ici, je ne vais pas répéter les conseils de bon sens qu’on peut déjà lire partout (fuir à toutes jambes l’édition à compte d’auteur, respecter les normes d’envoi et la ligne éditoriale de chaque maison, etc.). Je vais plutôt me concentrer sur 4 astuces spécifiques qui peuvent vraiment faire la différence et permettre de sortir du lot.
Les concours d’écriture
Si envoyer son manuscrit en maison d’édition est pour le moins incertain, proposer son roman lors d’un concours est en revanche un bon moyen de le faire lire à un éditeur, au moins dans les grandes lignes. Et pour cause : la maison ouvre une place pour un roman et en sélectionnera un. C’est un vrai bon plan si vous avez un manuscrit correspondant aux critères du concours !
C’est comme ça que mon roman Red Stone a été publié, de nombreuses années après son écriture : je l’ai envoyé au concours fantasy lancé par Big Bang en 2022.
Les appels à textes
Parfois, une maison d’édition ouvre ses soumissions pendant une période donnée et sur un thème précis. Si vous avez dans vos tiroirs un manuscrit qui colle au thème, profitez-en ! Il sera étudié avec plus d’attention que si vous l’envoyez n’importe quand.
C’est grâce à un appel à textes des Éditions du Chat Noir que ma nouvelle Le café du bois sans issue a été publiée dans une anthologie. Je l’ai d’ailleurs écrite spécialement à cette occasion, car le thème imposé m’inspirait beaucoup.
Les maisons d’édition de niche
Les petites maisons d’édition à la ligne éditoriale précise peuvent être intéressantes, pour peu que votre manuscrit corresponde à leur niche, bien entendu ! Ainsi, mon roman Le royaume sans ciel a été publié par Magic Mirror Éditions, une maison spécialisée dans les réécritures françaises de contes de fées. On n’aurait pas pu faire plus précis et plus adapté à mon texte. Il y a moins de concurrence dans ces maisons car elles ne publient que des romans nichés, et elles savent travailler en prenant en compte les spécificités de leur genre de prédilection.
En revanche, les petites structures éditoriales ont tendance à fermer à cause de la surcharge de travail et des difficultés économiques, il faut le savoir (c’est d’ailleurs ce qui s’est produit pour Magic Mirror Éditions…).
Les pitchs en salons du livre
Pour terminer, je vais vous parler d’une pratique qui se démocratise : le pitch en salon. L’idée, c’est de présenter à l’oral son roman à un éditeur présent lors d’un événement littéraire. Certains festivals réservent même des créneaux spécifiques à ces pitchs (comme le Speed Editing des Imaginales).
La pratique du pitch en salon reste inégale d’un genre à l’autre ou même d’un éditeur à l’autre. Toutefois, si le genre auquel appartient votre roman s’y prête, pensez-y car de plus en plus d’auteurs parviennent à se faire publier comme ça.
Si vous voulez que j’écrive un article sur un autre sujet lié à l’édition (par exemple, si vous voulez que je creuse la question du pitch en salon, ou que je m’étende sur les pratiques à éviter comme l’édition à compte d’auteur), n’hésitez pas à m’en parler par mail ou commentaire.
Bonne semaine à vous.





3 Commentaires
De bonnes pistes, merci.
Un article sur le mode d’emploi du pitch serait apprécié.
Pour ma part j’auto-édite, et cherche un éditeur local, positif et indépendant…. la perle en quelque sorte.
J’écris pour la jeunesse, adolescence et Jeune Adulte des Histoires pour rester éveillé (ou se réveiller).
Au plaisir de découvrir vos nouveaux articles.
MartineB
Merci pour vos articles et celui-ci en particulier. Tout comme MartineB, j’aimerais en savoir plus sur le pitch. Je suis en train d’écrire un roman fantastico-mythologique doublé d’une saga. J’avoue avoir du mal à résumer ce livre en quelques mots, surtout à l’oral où la concision de l’écrit ne tient plus son rôle de « garde-fou » 🙂
Syl
Merci une fois encore pour vos articles éclairés et éclairants ! Comme vous le suggérez, je serais très intéressée par un article les pratiques à éviter comme « l’édition à compte d’auteur. »
Muriel