Écriture

Les secrets d’écriture du Faiseur de Rêves

02/02/2026

En ce moment, j’aime bien me replonger dans des livres que j’ai lus et appréciés il y a longtemps pour voir si mon avis a évolué. C’est ce que j’ai fait récemment avec Le Faiseur de Rêves de Laini Taylor, ce roman de fantasy YA à l’univers onirique. Et je n’ai pas été déçue puisque son histoire m’a de nouveau embarquée, et cette fois-ci, j’ai noté les leçons d’écriture que j’en ai tirées pour vous les partager.

1. Des voix multiples pour des personnages forts

L’histoire alterne entre les points de vue de Sarai et de Lazlo, jusqu’à leur rencontre. Ce récit à deux voix permet de dresser des personnages contrastés et bien caractérisés : Lazlo, le rêveur doux et sensible, et Sarai, la déesse amère et blessée. Ce duo fonctionne à merveille. D’ailleurs j’avais remarqué, en écrivant Le Royaume sans ciel, que la pluralité des points de vue permettait de construire plus facilement des personnages marqués, comme par opposition les uns aux autres.

2. Un mystère pour ouvrir le récit

J’ai rarement lu un début de roman aussi intrigant que celui du Faiseur de rêves. Dès les premières pages, Laini Taylor évoque une cité oubliée dont le nom a été effacé, et en l’existence de laquelle seul Lazlo semble continuer à croire… Ce mystère crée une tension immédiate : la cité a-t-elle vraiment existé, et qu’est-il arrivé pour qu’elle disparaisse jusque dans la mémoire des hommes ? Très vite, le lecteur partage l’obsession de Lazlo pour cette ville de légende aux mille merveilles !

3. L’émerveillement et l’ombre

L’une des grandes forces du roman, c’est que la révélation du mystère de la cité ne déçoit pas. L’univers de la ville, à la fois onirique et original, repose sur des fondations solides qui le rendent crédible. L’émerveillement qu’il suscite est sans cesse contrebalancé par une vraie noirceur, et l’explication de la chute de la ville, habilement construite, captive du début à la fin. Les références au passé de la cité lui donnent de l’épaisseur : elle ne fait pas carton-pâte, le lecteur a l’impression qu’elle existe vraiment.

4. Une plume tissée de poésie

Malgré son côté sombre, Le Faiseur de rêves se distingue par sa poésie. Celle-ci s’exprime autant dans son thème, centré sur les rêves et les cauchemars, que dans les détails de son univers ou bien sûr dans le style de l’autrice. Ciselée comme un bijou, sa plume joue avec les métaphores oniriques et apporte une vraie identité poétique à l’œuvre.

Il tenait une déesse dans son esprit comme on tiendrait un papillon au creux de sa main.

Laini Taylor

P.S. Cet article est un peu plus court que d’habitude car il s’agit à la base d’un post que j’ai rédigé pour Instagram, avant de réaliser que le sujet pourrait vous intéresser aussi sur le blog. En parlant d’Instagram, aujourd’hui je démarre un petit challenge pour réveiller mon compte (plongé dans un sommeil digne de La belle au bois dormant) avec au moins deux publications orientées écriture (et notamment mon rapport à l’écriture) par semaine. Si ça vous intéresse suivez-moi par ici !

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