Écriture

Qu’est-ce qui se cache derrière mon nom de plume ?

19/10/2026

La décision de prendre un nom de plume – ou de garder son nom civil – appartient à chaque auteur mais c’est une question qu’on se pose, à un moment ou un autre, quand on va publier un livre. Et elle n’est pas anodine : elle traduit la manière dont on va présenter ses créations romanesques et son identité d’auteur au monde.

De mon côté, j’ai su bien avant de publier un livre que je prendrai un nom de plume le moment venu. Si je ne me voyais pas afficher un autre prénom que le mien (j’aurais été bien incapable de me retourner quand on m’appelle) l’idée de changer de nom de famille m’est apparue comme une évidence.

J’aime mon patronyme mais c’est un nom italien, difficile à orthographier… et encore plus à prononcer. Mon nom est sans cesse écorché, à tel point que je suis surprise quand quelqu’un le prononce correctement (Miracle ? Erreur ? Origines italiennes ?). J’avais donc envie de simplifier les choses avec un nom de plume beaucoup plus fluide.

En plus, l’idée de séparer mon nom de plume de mon nom civil me plaît bien (avec la perspective de changer de pseudonyme si, un jour, je me mets à écrire dans un autre genre).

Dès mon premier livre publié, Le royaume sans ciel, je suis donc devenue Charlotte Ambrun.

Je voulais quelque chose de simple et sans consonnance anglo-saxonne, qui ne ferait pas trop « nom de plume » et pourrait passer pour un vrai patronyme.

Et puis je voulais que ce nom ait du sens ! J’ai choisi Ambrun en clin d’œil à Red Stone, mon premier livre écrit (même s’il n’était pas publié). J’aimais bien l’idée qu’il sonne comme « embruns » (en hommage à l’univers pirate) tout en commençant par « ambre » (en référence fantasy à la magie des pierres dans Red Stone).

Deux ans plus tard, j’avais la joie de voir Red Stone publié sous le nom de plume créé en son honneur 😉

Fun facts :

✍️ En salon, une lectrice m’a déjà dit « C’est un comble d’écrire une histoire qui se passe en mer quand on s’appelle Ambrun ! »

✍️ Lors d’un autre événement, une autrice pensait que j’avais choisi un nom de plume commençant par A pour être placée en haut des listes d’auteurs (ce qui ne me serait jamais venu à l’idée !)

✍️ On m’a appelé plusieurs fois Charlotte Auburn (comme quoi, j’ai pris un nom de plume mais la malédiction du nom mal prononcé subsiste…).

P.S. 1. Si vous voulez approfondir le sujet et lire des conseils précis pour choisir votre pseudonyme, j’ai écrit un article complet sur le choix du nom de plume ici

P.S. 2. Dites-moi si vous aimez les articles un peu plus personnels et issus de mon expérience, comme celui-ci, et je vous en proposerai davantage !

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  • Somveille le 19/10/2026 à 8 h 17 min

    Je n’ai publié qu’un livre, le second, je l’ai autoédité. J’ai gardé mon nom, Somveille, il est d’origine ardennaise. En plus, ma mère m’a prénommé William. Je trouve que ça sonne bien, même s’il est souvent mal prononcé.

  • Mélinda le 19/10/2026 à 11 h 27 min

    Bonjour,
    De mon côté, j’ai choisi Mélinda, car mon univers souvent franco-anglais (mais j’ai préféré la version française avec accent) et Schilge, contraction du patronyme de mon arrière-grand-mère. Mais pas dit que je ne publie pas sous mon nom propre un jour… https://ecritetlu.blogspot.com/2017/03/anonymat.html